Dépression
Le matin se lève
Moi j’aimerais qu’il crève.
Le temps est un fardeau
Pour qui pense ses bobos
Tout au long du jour
Qui n’est jamais assez court.
Quand vient le soir enfin
On imagine un superbe lendemain.
On voit les choses à faire,
On pourrait même refaire la terre.
L’enthousiasme en tête,
On s’endort. Plus rien n’inquiète.
Puis l’aurore se pointe à nouveau,
Je redevient son bourreau.
Tous les projets se sont effrités,
Durant l’inconscience forcée.
Même la poésie s’efface
Et la banalité la remplace.
A tout ça la science a donné un joli nom :
Elle l’appelle tout simplement dépression.
Pourtant ce n’est pas en le nommant
Qu’on chasse ce terrible tourment.
Arwen Gernak
Noir monochrome
19-04-08





